Guillaume Hillion fait le bilan sur son parcours:

Depuis la 3 ème le cycle général ne me passionnait plus et je ne me voyais pas aller en seconde. J’ai eu la chance dans mon lycée; St Erembert, à Saint Germain en Laye, d’avoir une filière BEP électronique dont j’ai fait les portes ouvertes et qui m’ont beaucoup plu. La formation m’a passionné et les notes ont suivi, j’ai pu donc intégrer un BAC STI génie électronique.

Celui ci s’étant obtenu avec mention bien, je m’étais renseigné sur l’orientation d’un DUT GEII (Génie Électronique et Informatique Industrielle) à Neuville (95). La différence de niveau fût frappante dès le premier semestre que j’ai redoublé, surtout au niveau des math avec une moyenne très basse alors qu’elle était à 16 au BAC. Il a fallu travailler dur, en plus d’un job étudiant au sein de Macdonald’s pour financer le permis. Je suis finalement passé en seconde année et ai terminé le semestre 3 avec un pôle en dessous de 8, avec déjà un redoublement malgré la moyenne au dessus de 10, il a fallu changer d’orientation. 1 ère désillusion.

Ce fût donc mon arrivée au lycée Jean Perrin en Février 2009, où j’ai dû repasser en semestre 2 pour cause de stage et de projet. En effet arrivant en période de S4 au BTS, je n’avais pas, d’une part, fait le stage de 1ère année, (à l’IUT il s’effectue en seconde année), d’autre part je ne pouvais arriver en S4 en plein milieu de projet. Le BTS notant avec de gros coefficients ces deux modules qui sont le stage et le projet, je suis donc retourné en semestre 2. Ainsi donc une 2 ème désillusion. Mais pas pour longtemps l’équipe enseignante a su me redonner confiance en moi et le petit effectif de notre classe, 11 élèves, a rendu les cours plus dynamiques avec une bonne participation de chacun dans une bonne ambiance.

Le stage arriva mes professeurs m’ont  proposé d’aller chez  Tyco Electronics, leader mondial de connectique électrique, où mon maitre de stage, Monsieur Jean Claude Tshimanga, m’a énormément appris, tant sur l’aspect technique que sur l’aspect intégration en entreprise. Il consistait à programmer un dispositif composé d’un PC muni du logiciel d’instrumentation LabView et d’un multimètre numérique mesurant 64 voies à la seconde! Il fût une grande réussite et Tyco me proposa, de continuer en projet BTS l’année suivante. J’ai donc effectué mon projet chez Tyco.

La fin d’année approcha et la question de l’orientation refit surface. L‘ASIFE avait attiré mon attention sur des formations électroniques complètement en anglais. J’ai beaucoup hésité à m’investir dans ce projet et je tiens à remercier Madame Henri qui a su trouvé les bons arguments pour me faire partir. Une telle expérience n’est pas à prendre a la légère, car on part un an tout seul dans un pays inconnu avec une autre culture, des lois et des manières différentes. J’ai donc étudié à De Montfort University un Bachelor Engineering in Electronics, équivalent licence génie électronique à Leicester au centre de l’Angleterre. Cette formation débuta par un mois de pré-session avec des cours entièrement d’anglais général sur les façons de travailler à l’université anglaise. Après deux mois d’efforts et de maux de tête, j’ai pris le rythme et commencé à avoir la moyenne, car les rapports à l’anglaise sont différents, de l’ordre de 30/40 pages pour un TP de 2 heures pour exemple. L’enseignement fût de qualité et les professeurs étaient à notre écoute. Il faut vite prendre le rythme entre les cours et le projet, car le piège étant les 16 heures de cours seulement la semaine, et d’oublier le projet. Contrairement au BTS, on est seul pour le projet, notre superviseur ne nous voit que quelques fois pour faire le point (pour ma part je l’ai vu 4 fois dans l’année) alors il ne faut pas le négliger.

En juillet 2011, j’ai décroché mon diplôme avec mention Honours contre toute attente, car je me voyais à peine l’avoir et finalement les écris tant redoutés ont été bien réussis. La cérémonie était tout simplement splendide, prestigieuse, et inoubliable, elle a gravé des souvenirs à vie et a tissé des liens avec les autres diplômés dont je garde contact.

Après seulement un mois et au bout du 6ème entretien, j’ai décroché un job chez Schlumberger, leader mondial dans les technologies de forage du pétrole, où j’exerce un poste de technicien réalisateur d’essais sur machine sophistiquée simulant les effets de la nature dans les puits de forage, à savoir la température en froid comme en chaud, ainsi que de fortes vibrations. Le but étant de vieillir artificiellement des composants électroniques et mécaniques afin de tester leur limite avant de les certifier conforme. Au bout d’un mois de période d’essai je suis apte à continuer et vais être formé sur d’autres machines, et d’autres horizons, comme par exemple cette semaine sur une machine à rayon X en 3D permettant de déterminer les fissures, cracks ou autres pannes d’un circuit imprimé non détectable à l’œil nu.

Pour conclure je dirai que j’ai bien rebondit après mon échec de l’IUT, et qu’il faut parfois tomber pour mieux se relever. En tout cas cela a été mon cas à Jean Perrin au BTS SE qui est une réussite aux yeux de l’entreprise.

Enfin ce séjour en Angleterre m’a apporté une licence mais surtout l’anglais, tant convoité par les entreprises françaises, donc j’ai le parfait exemple chez Schlumberger ou tout employé parle anglais. Cela permet aussi de pouvoir échanger avec n’importe qui de n’importe où donc j’encourage cette expérience qui m’a aussi apporté autonomie, maturité, confiance en moi et un choc des cultures.

Quelques mois plus tard:

Mon boulot me plait toujours autant, je commence d’ailleurs à varier en me penchant de nouveau vers la mécanique, ce qui me fait revoir des horizons presque oubliés … Mais j’aime cette polyvalence. J’ai validé ma période d’essais avec des félicitations, je suis le technicien chargé de la machine Halt et je pratique désormais tous les tests et mon anglais me permet de rendre compte de ces tests aux EQ Engineer (Environmental Qualification, d’anciens ingénieurs de terrain chefs des projets d’étude et production maintenant) lors de réunions mensuelles. La première était stressante car ils ont tous un bagage solide en technique et sont bilingues, mais j’ai réussi à m’adapter et je viens de faire la 2ème. L’un d’eux m’a dit que j’ai les capacités à devenir ingénieur et que des formations peuvent m’y amener. Cela mérite réflexion je ne sais pas si je veux me replonger dans des semi-études, mais il est vrai qu’ingénieur dans une telle entreprise fait rêver.

Guillaume HILLION (promotion BTS SE 2010)

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